Dada paris

Rose Medina N°40, Be Nomade N°77, Villa Azzure N°84 : chez DADA, les parfums portent des numéros comme des chambres d’hôtel. La marque puise dans les codes du voyage — boîtes rondes héritées des boîtes à chapeaux parisiennes, blanc du carnet de voyage encore vierge, filet doré emprunté aux dorures de Versailles. Le défi était là : une maison au récit intime et aux prix volontairement accessibles, qui devait tenir le registre de la parfumerie de niche sans jamais glisser vers le grand public.
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Je suis partie du récit fondateur plutôt que du produit. L’héritage paternel, la liberté, le cosmopolitisme : ces trois mots ont guidé chaque choix visuel. J’ai traité le voyage comme une atmosphère et non comme un décor — lumière de fin de journée, matières simples, cadrages qui laissent respirer.

Une stratégie de marque fidèle au récit familial, une identité visuelle sensible et différenciante, une prise de parole maîtrisée sur les réseaux.
Les codes du voyage — la porte qu’on pousse, la fenêtre, le seuil — sont devenus un vocabulaire graphique récurrent plutôt qu’une illustration littérale.


Le travail a affirmé un territoire de marque singulier dans un secteur saturé. DADA raconte désormais son histoire avant de montrer ses flacons, et la dimension intime de ce récit est devenue son premier facteur de différenciation.




